Nguyên Khanh a le plus grand mal à asseoir son autorité et doit bientôt céder lui-même le pouvoir ; il part en exil début 1965, à la grande satisfaction du général Taylor qui le jugeait peu fiable. En mai 1961, le président américain Kennedy autorise les opérations de sabotage et de renseignement au nord du 17e parallèle, ce qui constitue une première étape dans l'engrenage de l'intervention militaire. Entretemps, les Chinois pénètrent au Nord, et les Britanniques au Sud. La dynastie Hồng Bàng compte dix-huit rois : la fille du dix-huitième roi est demandée en mariage par deux hommes, Son Tinh le génie des montagnes et Thuy Tinh le génie des eaux. J.-C., une insurrection éclate quand le commandeur du Giao Chỉ fait assassiner un notable, Thi Sách, soupçonné de fomenter des troubles. De leur berceau primitif du Văn Lang, au nord du Viêt Nam, les Viêt essaiment dans la basse plaine du delta du fleuve Rouge. Au Sud du Viêt Nam, des fouilles entreprises sur le site d'Oc Eo au début des années 2000 ont permis de mieux connaître une culture qui, au moins au IIIe siècle apr. Le 14 juin 1949, l'État du Viêt Nam, réunissant le Tonkin, l'Annam et la Cochinchine sous une même autorité politique, est reconnu par la France[166]. Lors d'un congrès organisé en février 1951, l'ex-Parti communiste indochinois, officiellement dissous en 1945, renaît sous le nom de Parti des travailleurs du Viêt Nam. La corruption demeure très présente et, dans les années 1990, 80 % des personnes emprisonnées pour « crime économique » sont des membres du Parti communiste vietnamien (PCV)[236]. D'ancien protectorat chinois, le Đại Việt est désormais un État prospère, grâce notamment à l'or et au riz. Origines du Viêt Nam et histoire légendaire, De la troisième période chinoise à l'indépendance, Le Đại Việt et la conquête du territoire vietnamien, Du Viêt Nam des Nguyễn à la colonisation française, Réformes et évolutions de la société coloniale, La fin de la présence française au Viêt Nam, De la réorganisation politique à la défaite française, De l'engagement américain à la chute de Saïgon, « fils du dragon, descendants de la fée », « généralissime, administrateur suprême de l'État », « un véritable empire dans l'Extrême-Orient », « protéger le commerce en ouvrant le pays et son fleuve à toutes les nations sous la protection de la France », « assurer la sécurité des nationaux français », « sous le poids écrasant des blindés américains, du napalm, des chasseurs bombardiers et finalement des gaz vomitifs », « la culture occidentale bourgeoise et décadente », « régime du maître collectif socialiste », « la force unique qui dirige l'État et la société », « ami de tous les pays de la communauté internationale dans la lutte pour la paix, l'indépendance et le développement », « L'État développe une économie marchande à plusieurs composantes [secteurs d'État, coopératif et privé] suivant le mécanisme de marché géré par l'État selon une orientation socialiste », L’existence d'État(s) à partir de l'année 2878. Les Français utilisent pour leur part l'expression « Royaume d'Annam » et le gentilé Annamites pour désigner les habitants du pays[66]. En novembre 1888, Hàm Nghi est capturé et déporté en Algérie ; Tôn Thất Thuyết, quant à lui, se réfugie en Chine. Le Viêt Nam connaît alors une pause économique, pendant laquelle sont prises de nouvelles réformes, qui renforcent et structurent l'économie privée naissante et abolissent des monopoles d'État. Au début de 1857, Mgr Diaz, évêque espagnol au Tonkin, est décapité sur ordre de l'empereur, ce qui fournit une justification à l'expédition de Cochinchine. Les États-Unis, de leur côté, craignent un basculement de l'Asie du Sud-Est dans le camp communiste, selon la logique de la « théorie des dominos » ; bien qu'ayant participé à la conférence, ils refusent de s'associer aux accords. Tout en n'étant plus une possession de la Chine, le pays en demeure donc un État vassal. Plusieurs Français sont expulsés. Lors de son accession au trône, Gia Long demande à la cour des Qing l'autorisation de redonner au pays le nom ancien de Nam Việt (Viêt du Sud); mais les Chinois refusent, cette appellation évoquant par trop l'ancien royaume sécessionniste du Nanyue, dont une partie du territoire se trouve dans le Sud de la Chine. Le Việt Minh, confronté à un régime vietnamien concurrent ayant de surcroît obtenu le principe de l'unité qui lui avait toujours été refusé, intensifie ses attaques. Grâce notamment au général Trịnh Kiểm, gendre de Nguyễn Kim, les partisans des Lê entament une lente reconquête du pays : les Mac ne sont tout à fait évincés qu'en 1592. Plusieurs révoltes éclatent. C'est dans le contexte de la lutte pour l'indépendance vis-à-vis de la Chine que se forge une conscience nationale Viêt : la nation vietnamienne qui émerge progressivement n'en demeure pas moins marquée par des structures étatiques inspirées de celles de la Chine, et par une culture en grande partie sinisée. Hô Chi Minh entre comme ministre en 1944 dans un « gouvernement provisoire » vietnamien créé avec le soutien de Tchang Kaï-chek. Mais entretemps, la famille Nguyễn s'est brouillée avec les Trinh : en 1558, Nguyễn Hoàng - fils cadet de Nguyễn Kim mort en 1545 - se réfugie au Sud du pays pour échapper à la jalousie de son beau-frère Trịnh Kiểm, et obtient le gouvernement de deux provinces. En 1428, Lê Lợi devient roi sous le nom de règne de Lê Thái Tổ ; la dynastie Lê entame sur le pays un règne de plus de trois siècles[40]. La dernière modification de cette page a été faite le 5 janvier 2021 à 18:04. Les soulèvements successifs sont matés tant par les Trinh que par les Nguyễn jusqu'en 1771, date à laquelle éclate la révolte menée par les trois frères Tây Sơn[54]. Si la sinisation dote le pays d'une structure étatique, elle contribue cependant aussi à constituer une élite politique mandarinale accrochée à ses privilèges[38]. Les revendications indépendantistes s'expriment de manière de plus en plus ouverte en Indochine : dans le courant de 1953, Norodom Sihanouk, roi du Cambodge, bataille pour l'indépendance de son pays, qu'il fait finalement reconnaître par les Français en novembre ; en parallèle, l'indépendantisme progresse également au sein des milieux politiques vietnamiens. À l'issue de la guerre d'Indochine et de la partition du Viêt Nam, le pays se trouve divisé en deux régimes politiques autoritaires, opposés l'un à l'autre ; aucun des deux États n'est reconnu par l'ONU[187]. Plutôt que de poursuivre son avancée, il préfère consolider son pouvoir au Sud en réorganisant l'administration, rétablissant un système judiciaire calqué sur celui des Lê et en créant des concours littéraires[55]. Les Américains entreprennent, dans les mois qui suivent de remplacer les Français comme soutiens du gouvernement anticommuniste. Bruce McFarland Lockhart, William J. Duiker, Southeast Asia: A Historical Encyclopedia from Angkor Wat to East Timor, Southeast Asia: A Historical Encyclopedia, from Angkor Wat to East Timor. Neuf sans charnière ni trace de charnière / MNH / postfrisch. Poursuivant la compréhension de l’histoire de la composition du Pentateuque déjà faite par d’autres au cours du XIXe siècle, à savoir Wilhelm Vatke, Eduard […] La dynastie Lê connaît son apogée sous Lê Thanh Tông, qui règne sur le Đại Việt de 1460 à 1497. Cette nouvelle organisation, qui remplace l'ancien Front démocratique indochinois, prend le nom de Viêt Nam Doc Lap Dong Minh Hôi (soit Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam), abrégé en Việt Minh[131],[132]. En 1886, le général de Courcy est remplacé par un civil, Paul Bert, au poste de Résident-général de l'Annam et du Tonkin. Durant les siècles d'appartenance à la Chine, la langue vietnamienne s'enrichit d'une masse importante de mots chinois ; le chinois classique est alors la langue officielle de l'administration, ce qui entraîne l'adoption d'un grand nombre de termes hans. Lý Thái Tông, successeur de Lý Thái Tổ, réorganise notamment les forces armées en leur donnant pour mission non plus de défendre la famille royale, mais le sol de la patrie, véritable innovation qui contribue à renforcer encore la conscience d'une identité nationale. Đinh Bộ Lĩnh est le premier souverain viêt à revendiquer dans son royaume le titre de Hoàng đế (empereur). En 875, Indravarman II établit la dynastie à Indrapura (près de l'actuelle Hôi An), transfère sa capitale dans la province nordique d'Amarâvatî et l'orne de nombreux palais et temples. L'enseignement se fait en français et en vietnamien : l'éducation coloniale favorise par ailleurs la diffusion du quốc ngữ ; initialement pensé par les missionnaires comme un instrument d'évangélisation, il devient un intermédiaire utile pour les Vietnamiens désirant se familiariser avec le français, et s'impose progressivement comme l'alphabet national. De Gaulle envisage de remettre Vĩnh San sur le trône mais le 26 décembre, alors qu'il se prépare à rentrer au pays, le prince meurt dans un accident d'avion. Indochine, fiscal pécule n°11b surcharge large neuf sans gomme, Au dos cachet PNOMPENH 12-5-32 CAMBODGE + cachet arrivée LAGNY 23-5-32 SEINE ET MARNE, Indochine: séries croix rouge n° 66/71 neuves luxes (= sans charnière, gomme d'origine). Les Nord-Vietnamiens, de leur côté, continuent de faire passer hommes et matériel au Sud. Les nationalistes vietnamiens, par la suite, préfèreront utiliser le terme de Bo (région) à celui de Ky (pays) pour souligner l'appartenance des trois entités à une seule nation : l'usage contemporain, en vietnamien, tend à désigner ces trois régions sous les noms respectifs de Bac Bo (« région du Nord »), Trung Bo (« région du Centre ») et Nam Bo (« région du Sud »)[88],[89]. Le Parti des travailleurs annonce son intention de mener dans tout le pays une « triple révolution », culturelle, idéologique, mais aussi scientifique et technique. Ses troupes mènent une guerre de guérilla durant plusieurs années, prenant progressivement le contrôle des campagnes du Sud, ce qui oblige les Chinois à se replier dans leurs citadelles. L'histoire du pays est cependant bien plus ancienne, et ses origines se confondent avec les légendes vietnamiennes. La France, qui conserve encore 75 000 hommes au Sud du Viêt Nam, entreprend de rétrocéder progressivement toutes les souverainetés en Indochine. L'administration est davantage ouverte aux autochtones et un Conseil fédéral est créé : si l'assemblée n'a qu'un rôle consultatif, les indigènes y sont majoritaires. L'Université indochinoise est rouverte et l'éducation développée à tous les degrés ; en décembre 1917 est promulgué un Règlement général de l'Instruction publique, qui réorganise et rationalise l'enseignement primaire et secondaire en Indochine. La capitale des Trinh, Thăng Long (Hanoï) est prise le 21 juillet 1786, et la seigneurie Trinh prend fin avec le suicide des princes en fuite. L'Armée populaire vietnamienne et le Việt Cộng réorganisent leur logistique en prévision de l'assaut final. La taxe foncière, égale pour tous les exploitants quelle que soit la surface de leur terre, aboutit à des injustices profondes du fait de l'inégalité des surfaces. En Annam, le Résident français respecte, dans un premier temps, les décisions de politique intérieure du Cabinet impérial mais la faiblesse de l'autorité monarchique et les impératifs de maintien de l'ordre amènent une évolution conforme au rapport de forces réel entre Français et Vietnamiens. Le 20 novembre, à Hải Phòng, des tirs visent un bateau français et des affrontements éclatent dans la ville. Le Việt Minh prend le contrôle de Hanoï presque sans coup férir ; le 26 août, les Japonais acceptent de laisser les forces armées indépendantistes rentrer dans la ville ; dans l'ensemble du Viêt Nam, à l'exception de quelques accrochages, les Japonais opposent peu de résistance au Việt Minh, préférant laisser le territoire aux nationalistes asiatiques plutôt qu'aux colonisateurs blancs. En février 1962, Diệm lance une vaste opération de lutte contre le Việt Cộng : le programme hameau stratégique est mis en place pour contrer la pénétration communiste dans les campagnes, en regroupant la population rurale dans des nouveaux villages fortifiés, construits et administrés dans une logique d'autodéfense. Dương Văn Minh, qui avait déjà été président durant quelques mois après la chute de Diệm, lui succède mais le délitement du Sud Viêt Nam est total et, le 30 avril 1975, Saïgon tombe tandis qu'une partie de la population fuit ou tente de fuir au milieu de scènes de panique[226]. Au Centre, c'est un véritable lettré, Phan Đình Phùng, qui mène la résistance anti-française jusqu'à sa mort d'épuisement en 1895. LA COLONISATION DE L'INDOCHINE 1 - Dominique de LA MOTTE, « De l'autre côté de l'eau (Indochine, 1950-1952) », Paris, Tallandier, 2009, p. 81. En 1945, les Japonais démantèlent l'administration française ; quelques mois plus tard, le Việt Minh, mouvement indépendantiste contrôlé par le Parti communiste indochinois de Hô Chi Minh profite de la capitulation du Japon et de l'absence totale des autorités civiles et militaires françaises dont les fonctionnaires et soldats sont tous emprisonnés pour prendre le pouvoir sur une partie du territoire et proclamer l'indépendance du Viêt Nam. Les Japonais, ayant pris le contrôle de l'Indochine, poussent les souverains des différents États de l'Union indochinoise à proclamer l'indépendance de leurs pays respectifs. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites. Diệm mène en outre une politique sociale rétrograde, en revenant sur les redistributions de terres réalisées par le Việt Minh pendant la guerre d'Indochine ; il s'en prend également aux minorités ethniques, comme les Khmer Krom, qu'il tente d'assimiler de force, ainsi qu'à l'intelligentsia occidentalisée, qu'il rend responsable de l'implantation du communisme au Viêt Nam. À Noël 1978, l'hostilité entre les deux pays débouche sur un conflit ouvert : le Viêt Nam envahit le Cambodge, renverse en deux semaines le régime du Kampuchéa démocratique et installe un nouveau régime communiste, la république populaire du Kampuchéa. Le Conseil colonial de Cochinchine, la Chambre des représentants d'Annam et celle du Tonkin, bien qu'étant des assemblées élues, ne sont ni délibératives ni exécutives. À la fin des années 1930, l'Indochine française est concernée par la politique expansionniste de l'Empire du Japon, qui désire notamment, dans le cadre de la guerre sino-japonaise, couper la route à l'approvisionnement de la république de Chine. En Annam, le nombre d'Européens recensés n'est, en 1937, que de 4 982, ce qui est cependant supérieur aux populations européennes du Cambodge et du Laos. Entretemps, le Sud Viêt Nam sombre dans l'instabilité politique. Le 31 mars 1968, le président Johnson annonce qu'il ne se représentera pas lors de l'élection présidentielle de novembre ; il décide également de l'arrêt des bombardements au nord du 19e parallèle. J.-C. jusqu'à la chute de la dynastie Lý au XIIIe siècle. Un cessez-le-feu dans l'ensemble de l'Indochine est décidé ; la France et la république démocratique du Viêt Nam conviennent qu'un référendum sera organisé en 1956 dans l'ensemble du Viêt Nam en vue de réunifier politiquement le pays. Au moment du massacre des Nguyễn par les Tây Sơn, le prince avait bénéficié de l'aide de l'évêque français d'Adran, Mgr Pigneau de Béhaine. Le plus ancien texte historique conservé qui ait été rédigé par un Vietnamien ne date que de 1339 ap. À l'époque de la domination mongole sur la Chine, l'organisation politique du Đại Việt est de plus en plus sinisée. Les relations avec la Chine sont normalisées la même année[240].